Avant le cloud, les applications étaient gérées sur des serveurs physiques hébergés dans un centre de données. Le cloud offre le même service mais accessible depuis internet.

Qu’est ce que le cloud ?

Le cloud computing est un ensemble de services informatiques (puissance de calcul, stockage, réseau, plateformes de développement, applications et outils d’analyse) disponibles à la demande à tout instant via internet,  et ce quelle que soit le moyen d’accès (PC, tablette, mobile, serveur, objet connecté).


Origine, définitions, modèles

Avec l’apparition dans les années 1980 de la virtualisation, de l’infogérance et de l’externalisation ; avec la démocratisation de l’informatique dans les années 90 ; et - au cours de la dernière décennie - avec la généralisation d’Internet, le développement des réseaux à haut débit, la location d’application, le paiement à l’usage et la quête sociétale de mobilité… on peut expliquer à rebours l’avènement du Cloud Computing (CC). Celui-ci consiste en une interconnexion et une coopération de ressources informatiques, situées au sein d’une même entité ou dans diverses structures internes, externes ou mixtes. Et dont les modes d’accès sont basés sur les protocoles et standards Internet


A quoi sert le cloud ?

Le cloud est déjà extrêmement répandu dans  les usages. Lorsque vous commander un taxi en ligne, regarder votre compte en ligne, accéder à votre réseau social préféré, utiliser les services de navigations communautaires, consulter vos courriers électroniques vous êtes sur le cloud.
Pourquoi les entreprises migrent vers le cloud ?

Le cloud est devenu le nouveau modèle de service et de déploiement des services informatiques. Il est estimé que d’ici 2020, le cloud représentera 90% du total du trafic réseau des centres de données.

Les start-ups ont très vite compris l’intérêt du cloud : Sans le cloud, les entreprises pour exister sur internet devaient réaliser des investissements coûteux dans leurs services informatiques et avoir la connaissance nécessaire pour bâtir ces architectures, puis les gérer. Le cloud lève ce frein énorme à l’innovation et l’entreprenariat. Les services informatiques sont accessibles à la demande et payés à l’usage. Les entreprises peuvent alors se concentrer sur la valeur à délivrer au client. Désormais un magasin en ligne peut être créé en quelques clics et commencer à être en quelques heures, directement en vendant ses produits, ou indirectement simplement en étant visible, en générant du trafic d’internautes valorisable auprès des agences de publicités.

Une autre caractéristique du cloud c’est son élasticité. La fourniture de la ressource s’adapte au besoin. Elle peut être fournie virtuellement jusqu’à l’infini pour gérer les pics de vente pendant un black Friday par exemple. Inversement, lorsque le métier n’utilise pas de services informatiques, il ne les paie pas. Le paiement à la consommation est une vraie rupture économique avec le modèle traditionnel dans lequel l’entreprise devait dimensionner correctement son service informatique pour couvrir en moyenne les pics et  les creux, sans possibilité d’adapter la consommation de son service à l’usage du métier.

Les moyennes et grandes entreprises ont d’abord été réticentes à employer les services cloud en argumentant sur les problèmes potentiels liés à la sécurité du réseau et la protection des données. Est-ce que les services sont suffisamment sécurisés ? Où sont les données ? comment la confidentialité et la protection des données sont-elles assurées ? Mais le cloud, généralisé dans les usages internet depuis au moins 10 ans, est entré dans l’entreprise par l’endroit peut être le plus inattendu, à savoir au métier. Le métier s’est toujours plein de la lenteur de mise en œuvre des nouveaux projets et souvent de l’inadéquation des nouvelles solutions délivrées avec leurs besoins. Au contraire, le cloud simple d’accès, offre des solutions informatiques qui sont ergonomiques, intuitives, qui ne nécessitent pas de connaissance technique pour être mises en œuvre. Ces solutions peuvent être achetées avec une simple carte de crédit. Les métiers ont commencé à consommer des services cloud en contournant les règles de sécurité établies par l’IT. Le cloud s’est ainsi imposé dans l’entreprise par les usages. Les entreprises ont pu apprendre de ces nouveaux usages, se familiariser avec le cloud et voir les nombreux avantages comme l’innovation, où la fin des longues périodes de gel IT. Le cloud fondation du digital connecte de manière permanent l’entreprise avec ses usagers.

Désormais, un grand nombre d’organisations, des start-ups, des multinationales, des services administratifs ou des ONG, accélèrent leur adoption du cloud car il est devenu une réponse évidente à leurs enjeux métiers. Le cloud permet aux entreprises de :

  •     Innover en facilitant les tests
  •     Créer des nouveaux modèles économiques qui profitent des effets de réseau
  •     Accélérer la création des applications et des services
  •     Faciliter les opérations de M&A ou Carve-out
  •     Enlever les contraintes liées à la taille du stockage, sauvegarder et récupérer des données
  •     Fournir en quelques clics des architectures éphémères dédiées à la vie d’un projet
  •     Reprendre l’activité après un sinistre en quelques minutes
  •     Avoir une présence commerciale sur le web
  •     Diffuser du contenu audio et vidéo
  •     Diffuser des logiciels à la demande

    Rendre la donnée omniprésente et facile d’accès
    Analyser des énormes quantités de données pour trouver l’information et prévoir des tendances

Bénéfices du cloud

En comparaison avec les modèles traditionnels de services informatiques, le cloud apporte les avantages suivants :

    Pas d’investissement initial
        Le cloud computing élimine la nécessité d’investir en amont dans les ressources matériels et logiciels informatiques dédiées, leur configuration et le maintien de compétences en charge de la gestion des infrastructures de centres de données sur site
        Le paiement se fait à l’usage ce qui permet de réduire les coûts par rapport au modèle traditionnel qui est sur une logique d’amortissement pluriannuelle
    Flexibilité
        Les services de cloud computing sont fournis en libre-service et à la demande. La fourniture de services est rapide et élastique offrant ainsi aux entreprises un haut niveau de flexibilité et les dégageant des contraintes de la planification de la capacité.
        Des services disponibles par API ouvertes qui permettent de concevoir rapidement des nouveaux services
    Présence globale
        La mise à l’échelle des ressources informatiques, par exemple plus ou moins de puissance de calcul, de stockage ou de bande passante, au moment où elles sont nécessaires, là où elles sont nécessaires permet aux entreprises d’être présentent globalement dès le premier lancement de service
    Productivité
        Les développeurs peuvent se concentrer sur le code et la création de valeur pour les clients. Ils n’ont plus à se poser de question sur l’infrastructure. Celle-ci est codée
        Au fur et à mesure que les infrastructures informatiques sur site sont migrées vers le cloud, le rôle des équipes informatiques évolue pour se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée et la concrétisation des objectifs de l’entreprise.
    Performance
        En migrant les services informatiques sur le cloud, la DSI bénéficie d’un niveau de sécurité élevé, de matériels régulièrement mis à niveau pour assurer des performances rapides et efficaces.
    Fiabilité
        Le cloud computing simplifie la sauvegarde des données, la récupération d’urgence et la continuité des activités après sinistre et rend ces activités moins coûteuses.
    Collaboration et innovation
        En migrant sur le cloud, la DSI et les développeurs en particulier vont pouvoir bénéficier d’un écosystème vertueux où des membres d’une communauté collaborent pour trouver des solutions aux problèmes récurrents des métiers et en mettant à disposition via des API ces solutions afin qu’elles puissent être consommées par le plus grand nombre.

Modèles de services et de déploiement

Le cloud n’est pas juste une seule chose. Il offre des options pour moderniser votre infrastructure informatiques et supporter la transformation digitale de votre entreprise.

Les modèles types de déploiement incluent:

    Cloud public
        Dans un cloud public, les utilisateurs accèdent par un navigateur web à des ressources partagées mises à disposition par le fournisseur. AWS ou Microsoft Azure sont des exemples de cloud public;
        Dans un cloud public, l’entreprise n’a aucune visibilité ni contrôle sur la pile cloud autre que l’interface applicative;
    Cloud privé
        Dans le cloud privé, une partie des ressources cloud est isolée de manière logique sur un réseau privé voire physiquement sur une zone du centre de donnée pour un usage dédié exclusivement à l’entreprise ou l’organisation;
        Le cloud privé ajoute un niveau de confidentialité et de sécurité supplémentaire par rapport au cloud public;
        Le cloud privé peut se trouver physiquement dans le centre de données local de l’entreprise ou hébergé dans le cloud des fournisseurs de services;
        Dans un cloud privé, l’entreprise a le contrôle sur la plus grande partie de la pile technologique à partir de l’OS et en remontant jusqu’aux couches applicatives;
    Cloud hybride
        Le cloud hybride regroupe des clouds publics, cloud privés et le centre de données local du client qui sont intégrés entre eux par une technologie leur permettant de partager des données et des applications. Le cloud hybride offre aux entreprises un plus grand niveau de flexibilité et plus d’options de déploiement pour des applications métiers qui n’ont pas les mêmes niveaux de criticités.

Les services cloud computing peuvent être regroupés en 5 catégories :

    IaaS (infrastructure as a service)
        Consommation à la demande de ressource d’infrastructures (serveurs, machines virtuelles, stockage, réseaux, systèmes d’exploitation)
    PaaS (platform as a service)
        Consommation d’un environnement pour le développement des applications et services cloud
        Avec le PaaS, le développeur n’a plus à se préoccuper de la configuration ou de la gestion de l’infrastructure de serveurs, de stockage, de réseau et de bases de données nécessaire au développement.
    SaaS (software as a service)
        Les utilisateurs se connectent à l’application via Internet, en général par l’intermédiaire d’un navigateur web sur leur téléphone, leur tablette ou leur PC.
        Les applications sont mises à disposition à la demande via internet, en général sur abonnement. L’infrastructure, le développement, le versioning, la maintenance, l’évolution du logicielle ainsi qu’une partie des données client sont gérés par l’éditeur de la solution
    CaaS (Container as a service, c’est une forme de PaaS)
    FaaS (Function as a service ou serverless, c’est une forme de PaaS)


Chaque modèle correspond à un besoin particulier qu’il convient de connaitre pour définir la cible cloud adaptée.

La combinaison des différents modèles de services et déploiement cloud résultent en différents environnements, parmi lesquels public SaaS et private IaaS sont les plus communément utilisés par les enterprises.

Pour tirer le meilleur parti du cloud sans augmenter le profil de risque, les entreprises adoptent des méthodologies fondées sur la maitrise des risques pour conduire leur transformation.

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