Voilà des années que je vous bassine avec la protection des données, la sphère privée, et croyez-moi, je n'ai pas terminé. Après vous avoir fait part de Wuala, une solution suisse de stockage de fichiers, il est maintenant temps de parler des e-mails. Et là aussi, ce que je vous propose de découvrir, ce n'est ni plus ni moins que l'e-mail chiffré, 100% suisse, gratuit, sans pub et simple à utiliser.

de parler des e-mails. Et là aussi, ce que je vous propose de découvrir, ce n'est ni plus ni moins que l'e-mail chiffré, 100% suisse, gratuit, sans pub et simple à utiliser. L'origine de ProtonMail Selon les informations que j'ai trouvées, ProtonMail serait né de la volonté d'offrir un service d'e-mails sécurisé d'un bout à l'autre de la communication et facile d'utilisation. Ce serait justement dans le but de protéger la sphère privée des individus et de démocratiser les communications sécurisées que ProtonMail a été créé. ProtonMail est le fruit de deux ingénieurs en informatique, Andy Yen et Jason Stockman. Le service a été créé au moyen d'une campagne de crowdfunding soutenue par plus de 10'000 individus et qui a permis de collecter 550'000 dollars. Il est aussi soutenu par le MIT, Charles River Ventures (CRV), l'incubateur suisse FONGIT et la Commission fédérale pour la technologie et l’innovation qui ont permis de lever 2 millions de dollars récemment. Un service 100% suisse La société anonyme qui gère le service, Proton Technologies AG, est inscrite au registre du commerce de Genève depuis le 18 juillet 2014 et a pour but social le "développement de logiciels de sécurité et de confidentialité notamment dans le domaine de la communication". Elle se trouve au Chemin du Pré-Fleuri 3 à 1228 Plan-les-Ouates. Elle n'est pas la filiale ou la succursale d'un groupe étranger et ne répond qu'au droit suisse. Les serveurs sur lesquels sont hébergées les données des utilisateurs et leurs e-mails sont localisés en Suisse (cf. la Privacy Policy de ProtonMail). La loi fédérale sur la protection des données (LPD) est donc pleinement applicable, ainsi que son ordonnance d'application (OLPD), sans contestation ou nuance possible. En cas de litige, les autorités suisses uniquement sont compétentes (et plus particulièrement, celles du Canton de Genève) et les conditions générales d'utilisation (CGU) sont régies par le droit suisse. Ainsi, seules les autorités suisses peuvent exiger de ProtonMail qu'il communique des données sur ses utilisateurs. Un service sécurisé... Néanmoins, ProtonMail ne pourra que difficilement être utile aux autorités qui exigeraient la communication de données utilisateurs, par exemple pour une enquête pénale. En effet, tout est chiffré d'un bout à l'autre de la communication, tant le message que les pièces jointes. Les données sont donc sécurisées, chiffrées derrière plusieurs mots de passe. On le constate lors de l'accès à notre compte, car il faut se connecter à son compte avec un mot de passe, puis déchiffrer la boîte mail avec un autre mot de passe, lequel n'est jamais envoyé à ProtonMail. Il sert à déverrouiller les données sur notre appareil (ordinateur, smartphone, etc.) que le système nous envoie une fois qu'on accède à notre compte. Le service se veut aussi anonyme puisque s'il requiert bien la création d'un compte, aucune information personnelle n'est demandée. ProtonMail affirme aussi ne pas collecter des données pour tracer les utilisateurs, y compris les adresses IP. D'ailleurs, il existe la possibilité de prévoir une date d'expiration pour les e-mails pour qu'ils soient automatiquement effacés de la boîte de réception du destinataire (qu'il utilise, ou non, ProtonMail). Cela n'empêche évidemment pas le destinataire de faire une capture d'écran, ou de copier-coller le contenu du mail, mais c'est une option intéressante. Enfin, ProtonMail ne possède pas les clés de chiffrements des données, de sorte que même si ProtonMail devait communiquer des données aux autorités, les données resteraient inaccessibles à ces dernières, en théorie.

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